Rechercher
  • Lmdeco_

"Plus tard, je serai décoratrice"

Mis à jour : avr. 13

  • Quel a été le déclic ?

Lorsque, en 3ème, on m’a demandé « tu veux faire quoi plus tard ? », j’ai d’abord pensé à la mode, mais je n’étais pas assez inspirée. Puis, naturellement, je me suis tournée vers la décoration d’intérieur. J’ai toujours été créative, et attirée par le design. Mais là, j’ai réellement commencé à m’intéresser aux marques de mobilier, aux matières, aux couleurs… J’ai lu des tonnes de bouquins, feuilleté des piles de magazines, checké mille et un sites, et entré dans tous les showrooms possibles.


  • Des stages ?

J’ai fait notre cher stage de 3ème dans un bureau d’architecte. Et j’ai réalisé que seule la toute petite partie de décoration me plaisait. A mes yeux, ils n’apportaient pas assez de style, je pouvais alors enlever ce métier de ma liste. Par la suite, j’ai réalisé plusieurs stages chez des décoratrices en évènementiel. J’ai découvert l’envers des décors des mariages, c’était magique. Mais je préférais tout de même les challenges de décoratrice d’intérieur.

Je n’ai jamais fait de stage chez un décorateur d’intérieur. Et maintenant que je suis auto entrepreneur, je comprends, le plus souvent notre local, c’est notre maison. Puis un auto entrepreneur fait son planning. Par exemple, il y a des jours où il va passer son temps à faire des devis, de la com, des partenariats.



  • Ma formation ?

Je me suis d’abord lancé dans des cours de peinture du soir, afin de me perfectionner et obtenir le BAC option Art. BAC ES Art, ce qui m’a permis d’avoir de bonnes bases d’économie et sociologie.

J’ai passé plusieurs concours, mais j’ai eu un coup de cœur pour les Beaux-Arts de Marseille. J’y suis allée, et j’ai rencontré un professeur designer d’intérieur qui m’a transmis toute sa motivation. J’ai eu à distance un diplôme à l’Institut de design d’intérieur. Mais je ne voulais pas m'arreter là. Je voulais encore et encore apprendre, et je me suis lancée dans une autre formation à distance. Et en Avril, je me lançais dans l’aventure de l’auto-entreprenariat. Mais je faisais à côté caissière afin de gagner ma vie. Puis en janvier 2020, je décollais pour New York. J'y ai apprit énormément, et j'y ai découvert une organisation. Et de retour en France, je mis tout cela en application.


  • Que m’a apporté ce parcours ?

J’ai appris beaucoup de notions théoriques, tels dessins techniques, histoire de l’art, matériaux, électricité, colorimétrie, lumière, modélisation 3D, conception de projet… Cela m’a donné des armes, les compétences techniques indispensables pour ce métier. Bien que le titre de décorateur ne soit pas protégé, on doit savoir répondre aux questions des clients. Mais où on apprend le plus, c’est sur les chantiers. On a beau regarder toutes les videos, les livres, les formations, c'est en faisant que l'on apprend.



  • Qu’en est-il du dessin ?

J’ai du mal, mais en en faisant de plus en plus, je vois mes défauts du début. Il n’y a pas de secrets, plus on en fait, mieux on arrive. Quant au dessin 3D, j’ai eu un super prof, Jean Noël (super architecte aussi), qui m’a expliqué toutes les astuces des logiciels 3D.

  • Quel style ?

Tout le monde a son style, dire qu’on a le même que nos clients serait mentir. On peut avoir un certain style chez soi, mais en aimer d’autres ailleurs. J’adore le style chic cocooning, mais dans un vieux atelier, je vais adorer faire un style industriel. Comme quoi, décoratrice, notre rôle, c’est s’adapter au lieu et au client.


"Je suis la prada de la décoration" Lmdéco_


  • Quel statut ?

Comme vous le savez, je suis auto entrepreneur depuis avril. Quand j’ai débuté, je ne m’attendais pas à avoir autant de casquettes… Je m’explique.

J’ai dû être community manager, c’est-à-dire m’obliger à poster tel ou tel truc avec X hashtag, faire la communication.

J’ai la casquette de webdesigner, créer le site, faire tout le référencement, faire le SEO.

La casquette du manager, engager des partenariats, répondre aux demandes, aux mails.

J’ai aussi la casquette du comptable, les devis et monsieur TVA qui tombent tous les 3 mois.

Après tout ça, j’ai mon chapeau préféré, celui de décoratrice d’intérieur.


  • Les premiers clients

C’est très compliqué. Car, lorsque l’on cherche une décoratrice, on regarde ses précédents projets. Du coup, au début, on fait beaucoup de projets pour la famille, les amis, et des centaines de fois son appartement. Evidemment, je n’étais pas rémunérée, mais ces projets me permettaient de montrer de quoi j’étais capable.

Puis vint le jour où j’ai décroché mon premier client. Je vous dis pas comment j’étais contente ! En plus un très beau projet, j’ai eu de beaux retours. C’est de là que j’ai trouvé d’autres clients, et que j’étais sûre que c’était bien MON métier. Lui et pas un autre. Ce retour, et la joie dans les yeux de mes clients était magique !


  • Quel champ d’action ?

Une décoratrice d’intérieur peut TOUT faire, SAUF toucher aux murs porteurs (architecte).

Mon travail se porte sur des conseils sur le choix des matériaux, couleurs, mobiliers, luminaires, concernant les sols / murs. Cela peut aussi bien être pour des maisons, appartements que pour des locaux commerciaux comme des bars, restaurants, espace de coworking et boutiques.


  • Quelles prestations ?

Je propose des prestations pour tout budget et pour tout challenge. Cela peut aller du coaching déco, afin de suggérer un aménagement, avec une planche tendance et des conseils. Mais également, un book déco très complet avec plans (électricité, élévation), moodbord (tendance matériaux, couleurs), liste shopping, vues 3D ou dessins. Toutes les prestations peuvent être vendues séparément. Chaque prestation s’adapte au client et à leurs besoins.

Il y a également possibilité de réaliser un suivi de chantier, je coordonne tous les travaux. C’est un projet clé en main. Plus qu’à s’installer.

Niveau professionnel, je propose aux restaurants, bars, boutiques, bureaux, de créer leur concept, leur ambiance, afin de se démarquer de la concurrence, et de fidéliser leurs clients.


  • Comment voyez-vous l’architecture ?

Etant donné qu’au début, je voulais être dans la mode, je vois l’architecture comme la mode, comme les tendances actuelles. C’est-à-dire, nos envies changent, on se lasse vite, et on ne veut pas investir de l’argent pour quelque chose que l’on va changer. Grâce à une décoratrice, on peut faire de très belles choses avec des moyens accessibles.

Lmdéco

06.23.88.96.68